RECLUSES
Séverine Chevalier

Novembre 2011
Roman noir
14 x 20,5 cm – 190 pages
15 euros

Finaliste du prix des lecteurs de la bibliothèque de Lamballe 2012


:::

Synopsis : 

Dix ans après, Suzanne se pointe comme une fleur, embrasse sa sœur Zia, la jette dans son fauteuil,
embarque quelques fringues, roule à toute allure dans le parc du Centre jusqu’à sa voiture
où elle harnache Zia sur le siège avant, replie l’engin, démarre et dit : « Ma sœurette, on va voir du pays. »

Le fantôme de la fille en jaune plane sur l’itinéraire des deux sœurs lancées sur ses traces.
Qui était Zora Korps, celle dont tout le monde a parlé au cours des semaines qui suivirent le drame ?
Pour Suzanne, le découvrir devient une obsession.
Pour Zia, c’est une énigme.

Au sujet de Suzanne, le docteur Harold Saw écrira :

J’aurais pu dire pour son compte qu’on pourrait bien chercher un peu plus loin,
sous les coupables faciles. Dire que la violence et l’horreur ne viennent jamais de nulle part.
Dire que leurs crimes hantent nos cités troubles et qu’il ne suffit plus de leurs lapidations
pour les rétablir, les conforter, nos brillantes sociétés. Elles se fissurent, peu à peu,
et nous sommes des sourds et des aveugles assoiffés de leur sang, sans chiens ni cannes,
tendus et raides, droits dans nos bottes au bord des précipices, incapables de nous regarder en face,
de nous sonder, de retourner la fange de nos ignominies, de nos pensées violentes.



Séverine Chevalier est née en 1973 et vit à Marseille.
Lectrice forcenée et auteure de nombreux textes courts, Recluses est son premier roman.


:::

Télécharger l'introduction de Recluses

Différentes chroniques du roman Recluses sont accessibles depuis cette page

Une interview de Séverine Chevalier sur le site Un Polar-collectif

:::

Notes de l’éditeur :

Ma première impression à la lecture du manuscrit de Séverine fut celle d’un montage,
au sens cinématographique du terme, de différentes séquences possédant chacune un grain spécifique.
Autant de grains que de lieux parcourus, afin de cerner au mieux le sujet central du roman qui se révèle à l’issue 
de ce road-movie : au bout d’une petite route en cul-de-sac, aussi sinueuse et périlleuse que la structure de l’intrigue.

J’ai refermé et choisi de laisser reposer le manuscrit, pour qu’il travaille, pour qu’il fermente,
pour vérifier de quelle façon il allait agir avec le recul. Presque une année.

Ce sont des personnages et des scènes persistantes qui m’ont poussé à y revenir. À m’immerger encore
dans cet univers torturé pour y retrouver tous les endroits et les traits qui marquent – les choix de Séverine
et tous les doutes que son récit sème le long d’une trajectoire où rien n’a lieu comme on le voudrait,
parce qu’on peine souvent à croire que le comportement d’un individu a priori ordinaire peut parvenir
à refléter les brèches profondes de tout un corps social ;
parce que les ombres et les lumières nous échappent parfois, et les êtres tout le temps.





Ce roman a bénéficié du soutien du Conseil régional du Limousin, avec l'aide du Centre régional du livre, CRL
















conception du site : minusculoptique


Compteur gratuit