COCO
Abdel Hafed Benotman
Illustré par Laurence Biberfeld


EPUISÉ

Novembre 2012
No collection
20,5 x 20,5 cm – 98 pages


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Synopsis :

Ce livre narrant les aventures de Coco a été écrit à fond de cales dans les prisons de Fresnes,
en compagnie de la confrérie des rats et des épaves sociales du crime. Chaque chapitre a été lu et testé
face à un public dur et sans indulgence : celui des taulards, assassins, innocents et autres gibiers de potence.
Dans les cours de promenade, ils ont été approuvés au point que certains spectateurs en demandaient la suite
entre chantage et menaces de mort.
C'est en survivant dans le cul de basse fosse carcéral, frère siamois et sosie du "nid" de naissance de Coco,
que l'auteur fut inspiré. Pour sortir des excréments moraux de la justice des hommes, l'auteur est allé chercher le rire
au fin fond de l'enfer animalier des cages à oiseaux de mauvais augure.
A.H.B.

Abdel Hafed Benotman est né en 1960 et décédé en 2015. Auteur de romans, de pièces de théâtre,
de poésies,
et de scénarios de film, il était également comédien.

Laurence Biberfeld est née en 1960 et vit en Lozère où elle écrit et dessine. Elle est notamment auteure de
La B.A. de Cardamone (Série noire), Evasion rue Quincampoix (Autrement) et Qu'ils s'en aillent tous (Baleine).

Liens :

Nous vous recommandons vivement de visiter le site personnel de Laurence Biberfeld.
Et de lire cet entretien avec Abdel Hafed Benotman sur le site Mouvements.
Il est également question de Coco dans cet autre entretien sur le blog Fondu au noir.

Notes de l'éditeur :

Coco est une histoire de pirates qui coupent des têtes et dévorent des sirènes. Où des files indiennes de manchots se pressent
à l'entrée des maisons closes où les vautours sont rois. Un monde où on tuerait père et mère pour une coquette somme d'argent.
Où il faut se démener pour survivre parmi ses semblales et d'autres espèces étranges, chacun pour sa peau.
Un récit déjanté qui se déroule en 1666. Difficile de vérifier l'exactitude des faits relatés.

Juste une parodie, pourra-t-on se dire en refermant le livre, comme on dit souvent : ce n'est qu'une fiction.
Mais l'alibi est parfois bien commode, car il y a des fictions qui parviennent à mieux témoigner de la réalité
que n'importe quel discours officiel largement médiatisé.
Ce livre est donc une parodie, et par définition une imitation satirique d'un ouvrage sérieux dont on transpose comiquement
le sujet ou les procédés d'expression.
Naturellement, toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne serait que, etc.,
et les dessins de Laurence Biberfeld limitent considérablement ce risque.

Enfin tout de même, certains traits, certaines répliques, ainsi que des situations et des comportements, mais aussi l'océan,
les continents et les déserts où ces invraisemblables personnages s'agitent et s'entretuent m'ont semblé bien familiers.
Était-ce un moment d'égarement de ma part ?
Surmenage ?
Manque de sommeil ?
Juste une parodie ?

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Des mêmes auteurs :

Abdel Hafed Benotman :

Les forcenés (Payot-Rivages, Rivages/noir)
Éboueur sur échafaud
(Payot-Rivages, Rivages/noir)
Les poteaux de torture
(Payot-Rivages, Rivages/noir)
Marche de nuit sans lune
(Payot-Rivages, Rivages/noir)
Garde à vie
(Syros)
L’œil à clef (Domens)
Le philotoon’s (L’insomniaque)
La joue du roi (L’insomniaque)

Laurence Biberfeld :

La B.A. de Cardamone (Gallimard, Série noire)
Le chien de Solférino (Gallimard, Série noire)
Évasion rue Quicampoix (Autrement)
La vieille au grand chapeau (Gallimard, Série noire)
Un chouette petit blot (La branche, Suite noire)
La bourse ou la vie (La tengo)
Le roi du silence (Le bruit des autres)
On ne badine pas avec les morts (Baleine, Le poulpe)
Qu’ils s’en aillent tous (Baleine)
Fourmilières (Les volubiles)


Merci à
Hervé Delouche pour son dévouement et son regard précieux,
Aurélie Camarasa pour son oeil infaillible,
l'équipe de la revue L'indic pour sa complicité,
Malika pour sa patience et ses suggestions.

















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