BOIS
Fred Gevart

EPUISÉ

Décembre 2010

Roman noir
14 x 20,5cm – 230 pages
15 euros

Finaliste du prix de la ville de Mauves-sur-Loire 2012


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Synopsis : 

Le dernier matin, quarante pour cent des suppliciés se conduisaient en lâches. Pleurant, hurlant, luttant du début à la fin. L’un d’eux a même tenté de gagner du temps par tous les moyens : lettres à sa mère, à son père, à ses frères et sœurs, à ses voisins, renversant par deux fois le verre de rhum et demandant une quatrième, puis une cinquième dernière cigarette. Un autre s’est tant débattu qu’il est tombé de la bascule dans le grand panier, sur le corps cisaillé de son compagnon. Certains, comme Lacenaire, sur-jouaient. La tête haute jusqu’à ce qu’elle tombe. Déversant leur mépris sur les membres du cortège, sur la foule, sur le bourreau. Mais quelques uns partaient sans forfanterie. Dignement. Sans faiblesse exagérée. Ils mouraient en hommes. Pense à Soudy, Callemin et Monnier, un matin d’avril 1913, à l’angle du boulevard Arago.
Sylvain Michalski, à n’en pas douter, aurait été de leur trempe.
Quant à toi…

Lors de l’assaut du G.I.G.N., l’explosion avait effacé l’intégralité de sa mémoire. Vingt-huit ans réduits à néant. Mais Marlène était revenue. Ils avaient fondé une famille et le succès littéraire avait suivi.
Après quinze ans d’abstinence, c’est dans un verre d’alcool que Michalski découvre ce qui s’est réellement passé dans les galeries désaffectées de la mine de Tungstène. L’amnésie lui avait tout donné, mais à présent la vérité vient reprendre son dû.

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Fred Gevart est né en 1975 et vit à Lille.
Médecin, il est passionné de littérature noire.
Bois est son premier roman.

Ce roman possède une extension numérique, accessible en cliquant ici

Télécharger l'introduction de Bois

Différentes chroniques du roman Bois sont accessibles depuis cette page

Une interview de Fred Gevart sur le blog Unwalkers.

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Un univers romanesque à la David Lynch qui mêle flash-back, construction dyssimétrique et confusion des intrigues.
(Lire)

Bois
est un roman exigeant, intrigant, qui ne laisse pas indifférent et demande toute l'attention de son lecteur.
(Pol'art noir)

Sombre, troublant, labyrinthique jusqu'au tournis, Bois n'appartient pas à cette catégorie de livres pré-mâchés et vite digérés.
(Moisson noire)

A en conclure que le renouveau littéraire viendra des éditeurs indépendants, comme cela s'est vu pour la musique ?
(Unwalkers)

Bois est un remarquable roman noir qui vous laissera groggy comme après une bonne cuite.
(Plume libre)

Notes de l’éditeur :

Au cours de l’écriture et des multiples relectures du manuscrit, j’ai plusieurs fois dit à Fred que son roman était lynchéen.
Je songeais en particulier aux films Blue velvet, Lost highway et Mulholland drive, empreints d’une touche irrationnelle
et jouant sans cesse avec l’inconscient ; poussant le spectateur à s’investir soi-même dans le récit et à interpréter
certaines zones d’ombre en fonction de ses propres désirs et de ses propres peurs.
Fred n’a jamais contesté.

Depuis le départ, l’auteur n’a pas cessé de déplacer des chapitres, de déconstruire sa trame pour l’organiser autrement ;
ceci afin que le roman soit le plus fidèle possible à l’idée qu’il s’en faisait initialement.

Trois semaines avant la sortie de Bois, un soir, Fred m’écrit : « Le chapitre dix de la deuxième partie, finalement,
il faut le déplacer vers la troisième partie, mais ça reste le chapitre dix. »

Ce type d’intervention sur le corps du texte avait déjà eu lieu de multiples fois au cours de l’écriture, tout comme des
paragraphes entiers s’étaient vus déplacés d’un endroit à un autre, et des chapitres supprimés ou transformés.

L’auteur ne facilite pas la tâche au lecteur ; il lui propose un roman complexe et lui demande d’être sans cesse vigilant ;
de coller des penses-bêtes dans les pages, de se souvenir par exemple que tel ou tel événement a déjà eu lieu et
qu’il aura des conséquences plus tard, mais que les conséquences, dans le récit, précèdent parfois les événements :
souvenez-vous de l’explosion relatée dans le synopsis ; n’oubliez pas que le narrateur est amnésique et écrivain,
qu’il ignore d’où il vient et où il va. A partir de là, rien n’est impossible, et le récit, dès le départ, livre des indices précieux,
comme des petites bombes à retardement.

Le lecteur possède en effet des informations que le narrateur, Sylvain Michalski, ignore. Pour exemple, les événements
survenus un certain 16 avril 1995, sur le parvis de la gare des Bénédictins, à Limoges, puis sur le site minier de Puy-les-Vignes,
abandonné, à vingt kilomètres de là, où l’assaut du G.I.G.N. aura lieu quelques jours plus tard.

Avant même qu’il ouvre le livre, toute cette affaire est livrée dans le détail au lecteur par l’intermédiaire d’une page Wikipedia *,
mise à sa disposition sur Internet, dont on retrouvera le contenu au cours du chapitre 5 de la première partie du roman lui-même.
Le lecteur possède ainsi plusieurs longueurs d’avance sur le narrateur, oui, mais jusqu’à quel point ?

Bois est moins une enquête qu’une quête où le narrateur est à la recherche de lui-même. Le roman se présente comme un
espace mental où des informations se croisent, se télescopent, mais peuvent aussi se transformer. Michalski s’emploie
à les rassembler et à les combiner, mais surtout à les interpréter.

Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux, dit un personnage, à la page 109 du roman.

Et le lecteur avide de solutions livrées sur un plateau en fin de récit risque bien d’être perturbé.
Mais c’était aussi le cas de Retour à la nuit, d’Eric Maneval.



* Voir la page Wikipedia : l'affaire Lloebbe-Pelletier



Ce roman a bénéficié du soutien du Conseil régional du Limousin, avec l'aide du Centre régional du livre, CRL.















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